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- C'est à Bar-le-Duc, chef lieu du département
de la Meuse (55) connue uniquement pour les 2 minutes d'arrêt
du train Paris- Strasbourg que je vois pour la première
fois le jour. Nous sommes alors le 11 septembre 1977 et je deviens
le 3ème fils de Mr et Mme Jacques Hubler. Rapidement
amené à déménager en Alsace, mes
parents me permettent de vivre une enfance heureuse, stable,
très confortable et sans histoire.
Ce passé calme se
confirme au niveau scolaire où les facilités acquises
grâce à une éducation exemplaire me permettent
de franchir les obstacles les uns après les autres
sans problème majeur jusqu'à obtenir un Master of
Science in Management à l'IECS, l'Ecole Supérieure
de Commerce de Strasbourg, en juin 2002.
- Jacques Hubler, mon père, fait partie de ceux qui peuvent
se prévaloir d'avoir réussi leur vie personnelle
et professionnelle. Un des secrets de sa réussite qu'il
n'a cessé de me répéter au fil des années
tient au fait qu'il cherche à constamment se développer,
à être curieux et surtout à ne jamais hésiter
à sortir de son cadre, c'est à dire aller au-delà
de ce que les autres font habituellement.
De plus, depuis ma plus jeune enfance, mon père a su
motiver ses trois fils en organisant différents challenges
(sportifs ou intellectuels) nous permettant de donner le meilleur
de nous-même voir de nous surpasser et ainsi obtenir des
résultats au-delà de nos espérances.
- Avec un tel contexte familial, il n'est pas étonnant
que ma vie soit vite devenue une succession de challenges personnels
ou en équipe (je pratique le football en amateur depuis
1985). Le meilleur exemple illustrant ce sens du défi
fût mes récentes rencontres et photos
prises aux côtés d'anciens chefs d'Etat tels Mikhaïl
Gorbatchev, George Bush ou John Major.
- Ce besoin de tenter des choses peu ordinaires s'est, il y
a quelques années, couplé avec un autre besoin
: celui de découvrir et d'apprendre davantage sur les
différentes populations et cultures existant sur notre
planète. Ainsi, j'ai commencé à voyager,
à découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux
modes de vie, à mieux connaître les autres mais
aussi à mieux me connaître.
- Mais voilà, comme tout étudiant, mes moyens
financiers étaient limités et ne me permettaient
pas de me déplacer. J'ai alors débuté une
technique en voie de disparition dans l'hexagone : l'auto-stop.
D'abord avec le pouce tendu au bord des routes Alsaciennes,
j'ai ensuite visé plus haut en traversant d'abord la
France puis l'Europe entière de l'Atlantique à
l'Oural et de la mer Baltique à la mer Méditerranée
(plus de 40.000 Kms) avec un ami en adoptant la technique de
la station essence. Cette technique consiste à aborder
avec un grand sourire les conducteurs faisant leur plein d'essence
en leur demandant de me déposer à un endroit décidé
ensemble. Les avantages ? Un risque diminué et un contact
direct permettant d'augmenter considérablement les chances
d'être pris.
- Petit à petit, je me suis rendu compte à quel
point ce moyen de transport offrait de nombreux avantages :
un moyen certes économique et permettant une grande flexibilité
(pas d'horaires à respecter) mais aussi et surtout un
moyen unique de rentrer dans l'intimité de populations
de milieux sociaux et culturels totalement différent.
En effet, l'auto-stop est sans aucun doute le moyen idéal
d'aller à la rencontre de toutes les couches sociales
et ainsi de discuter avec des gens au passé très
différent.
- L'auto-stop est donc progressivement devenu une passion
et aller au bout de sa passion devait se traduire en prenant
la route planétaire et réaliser ce rêve
de faire le tour du monde en utilisant l'auto-stop et le bateau-stop
comme seuls moyens de transport.
- Faire le tour du monde : hier c'était un exploit, aujourd'hui,
on le boucle en quelques dizaines d'heures d'avions, d'hôtels
climatisés en palaces, mais que voit-on ?
- Depuis 1519, époque à laquelle Henrique, l'esclave
Malais de Magellan, réussissait pour la première
fois à boucler la grande boucle, nombreux sont ceux qui
l'ont suivi mais malheureusement souvent sans vraiment rencontrer
les populations locales.
- Pour ma part, outre le challenge personnel évident
qu'il représente, ce tour sera le tour des hommes et
des cultures du monde entier. Ainsi, lors de cette aventure,
je tenterai de me fondre aux cultures locales et de vivre leur
quotidien l'espace de quelques jours, quelques heures ou même
quelques minutes
- Afin de ne pas être seul bénéficiaire
de l'expérience vécue, j'ai souhaité devenir
le "parrain" d'une trentaine d'enfants victimes de
Cancer et de Leucémie de l'hôpital de Strasbourg
- Hautepierre. Ce "parrainage",
qui leur permettra de suivre mon tour de façon privilégiée
grâce à Internet, sera un formidable moyen de les
faire voyager tout en restant sur leur lit d'hôpital.
De plus, j'ai décidé d'apporter au cours de mon
voyage un caméscope qui me permettra de partager mon
aventure et mes rencontres avec les téléspectateurs.
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